On m’a dit : va te laver les dents pour arrêter de manger 

Tu as peut‑être déjà entendu ce genre de phrases : « quand tu n’arrives pas à t’arrêter de manger, fais autre chose, détourne ton attention, va te laver les dents… »

Ces “astuces” qu’on donne pour t’aider à “tenir bon” ressemblent à un pansement posé sur une plaie profonde. Elles t’éloignent de toi, de tes besoins, de tes émotions, de ce qui se joue vraiment à l’intérieur.

Pourquoi ces conseils te coupent de toi

Quand on te dit de te distraire, d’éviter un rayon du supermarché, de boire un verre d’eau ou de te brosser les dents pour “ne pas craquer”, on ne t’aide pas à comprendre pourquoi tu manges.

On ne t’invite jamais à te poser les vraies questions :

- Pourquoi j’ai envie de continuer à manger ?

- Est‑ce que mes apports caloriques sont suffisants ?

- Est‑ce que je me prive de certains aliments qui deviennent obsessionnels ?

- Est‑ce que je ressens un vide, une solitude, une fatigue émotionnelle ?

- Est‑ce que mon corps manque de quelque chose ?

Ces questions-là, ce sont celles qui réparent.

Celles qui reconnectent.

Celles qui t’aident à avancer.

Ce que ces “astuces” créent vraiment

Elles donnent l’illusion d’un contrôle.

Elles renforcent la honte.

Elles te font croire que le problème, c’est “toi qui n’y arrives pas”.

Alors qu’en réalité, le problème, c’est ce que tu vis, ce que tu ressens, ce dont ton corps manque, ce que ton mental tente de gérer seul.

Se laver les dents, éviter un rayon, détourner ton attention…

ce sont des stratégies d’évitement.

Et l’évitement ne soigne jamais.

Il repousse juste la douleur.

Pendant ce temps, des milliers de femmes et d’hommes restent coincés dans des cycles de compulsions, simplement parce qu’on leur a appris à se battre contre eux-mêmes au lieu d’apprendre à s’écouter.

Ce qui répare vraiment

Ce qui répare, c’est de comprendre que :

- les compulsions ont un sens,

- elles ne sont jamais un manque de volonté,

- elles sont souvent la conséquence d’un corps affamé, d’émotions non entendues, d’une fatigue profonde,

- on ne guérit pas en se coupant de soi.

La guérison commence quand tu arrêtes de mettre des pansements,

et que tu commences à te rencontrer vraiment.

Suivant
Suivant

Et si on demandait enfin aux femmes pourquoi elles veulent un enfant, et pas seulement pourquoi elles n’en ont pas