Le visage nu : une étape vers l’amour de soi

Il y a des jours où l’on ne se maquille pas par envie, mais par nécessité. Ou du moins, ce qu’on croit être une nécessité. Comme si notre visage nu n’était pas suffisant. Comme si notre vraie nature devait être corrigée, polie, apprêtée pour mériter d’être vue.

Ce sentiment de devoir se maquiller — pour être acceptée, respectée, aimée — est insidieux. Il s’installe doucement, nourri par les regards, les injonctions, les standards irréalistes. Et sans même s’en rendre compte, on commence à croire que notre valeur dépend de notre apparence.

💄 Le maquillage comme camouflage

On se maquille pour “faire bonne impression”, pour “avoir l’air réveillée”, pour “ne pas déranger”. Mais derrière ces raisons se cache souvent une peur : celle de ne pas être assez. Pas assez belle. Pas assez lisse. Pas assez conforme.

Et cette peur nous éloigne de nous-mêmes. Elle nous pousse à masquer nos traits, nos émotions, notre vérité. Le maquillage devient alors un filtre entre nous et le monde — un filtre qui nous protège, mais qui nous enferme aussi.

🌿 S’accepter, c’est se retrouver

Apprendre à s’aimer sans artifice, c’est un travail. Un vrai travail. Lent, inconfortable, mais profondément libérateur. C’est oser se regarder dans le miroir et dire : “Je suis là. Et je suis assez.” C’est accueillir ses imperfections comme des marques de vie, et non comme des défauts à effacer.

Ce chemin vers l’acceptation de soi ne signifie pas renoncer au maquillage. Il signifie simplement qu’on le choisit — et non qu’on le subit. Qu’on le porte comme un plaisir, pas comme une obligation.

✨ L’amour de soi commence là

S’aimer, c’est se donner le droit d’exister pleinement, avec ou sans maquillage. C’est reconnaître que notre valeur ne dépend pas d’un regard extérieur, mais de notre propre regard sur nous-mêmes.

Alors oui, se démaquiller peut être un acte d’amour. Un retour à soi. Une étape vers une liberté plus grande : celle d’être soi, sans condition.

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